Qu'est ce que les jeunes devraient connaitre de la Deuxième Guerre Mondiale?
De nombreux facteurs ont contribués à la fabrication des souvenirs des anciens combattants y compris le facteur démographique. Par exemple, la plupart des vétérans avec qui j’ai parlé avaient entre 17 et 19 ans quand ils se sont enrôlés : ils avaient aussi tendance à commencer leur service plus tard, en 1944 et 45 particulièrement. Une majorité de ces personnes n’ont pas pris part aux combats. D’ailleurs il nous faut souvent faire un effort, mes collègues et moi-même, pour arriver à convaincre les vétérans qui n’ont pas assisté aux combats que nous avons un véritable intérêt pour leurs histoires. Ce sont pourtant ces histoires de « non-combattant » qui nous éclairent le plus sur ce conflit. Après tout, pas tout le monde s’intéresse seulement aux opérations militaires et la Stratégie avec un grand S. L’une de mes interview préférées a eu lieu au début du mois, quand je parlais avec un monsieur qui était cuisinier sur le NCMS Haïda. Toutes mes excuses à Harry DeWolf, mais ce monsieur et ses camarades – deux autres cuisiniers et un boulanger qui étaient chargés d’un équipage de 259 hommes – ont sans doute plus œuvrer pour maintenir le moral des troupes à bord du plus prestigieux navire de guerre canadiens que n’importe qui d’autre. Des histoires comme celle-ci, et particulièrement quand elles sont accompagnées de récits sur la Route de Mourmansk et sur le 26ème corps expéditionnaire, nous donnent des informations supplémentaires dont on discute rarement ailleurs, et notre projet procure une tribune unique à nos vétérans pour partager tous ces détails avec leur propres mots.
Andrew Theobald, PH.D.

Commentaires