Le jour V (comme victoire) en Europe – en bref
Par deux fois auparavant, l'annonce de la reddition des Allemands avait galvanisé les foules en vue des célébrations. La première fois, le 28 avril, il s'agissait d'une erreur. La deuxième, au matin du 7 mai, l'annonce était simplement prématurée.
L'accord de capitulation des forces allemandes est signé à Reims, en France, à 2 h 41 (heure locale), le 7 mai 1945, par le général Gustav Jodl, chef d'état-major de l'armée allemande; le lieutenant-général Walter Bedell Smith, chef d'état-major, au nom du Commandant suprême des forces alliées, le général Dwight D. Einsenhower; le général Ivan Susloparov pour la Russie et le général François Sevez pour la France. L'état-major allié impose un embargo de 24 heures à la diffusion de la nouvelle, bien que l'Allemagne ait déjà annoncé elle-même sa capitulation.
Le 7 mai marque donc le début des célébrations dans toute l'Amérique du Nord, mais celles-ci diminuent d'intensité lorsqu'on apprend que la capitulation n'a pas encore été confirmée. Lorsque le 8 mai, à 9 h (HAE), la confirmation est annoncée, les festivités reprennent et, à bien des endroits, avec encore plus de ferveur que la veille. De nombreuses villes avaient anticipé en ordonnant la fermeture des magasins d'alcool et des débits de boissons au moment de l'annonce, mais à Halifax et à Dartmouth, les célébrations dégénèrent en ce qui allait devenir les émeutes du jour de la victoire. La troisième guerre menée par le Canada en moins d'un demi-siècle tire à sa fin. En effet, il ne s'écoulera que quatre mois avant que n'explose la bombe atomique qui donnera la victoire aux Alliés dans le Pacifique.
Laura Bonikowsky
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